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Les chroniques de l'exclusion

POÉSIE - SLAM - ROMAN Les chroniques de l'exclusion : c'est le titre du livre dont je finalise l'écriture actuellement. C'est un roman qui traitera d'homophobie parentale, de rejet mais aussi de l'histoire d'amour fusionnelle entre deux adolescents que la vie a rapproché malgré leurs craintes respectives.

La rose et les ronces

Je suis une rose, posée là sur un parterre paisible. Je montre à qui veut bien voir mes pétales vives avec timidité. Et c'est ainsi que tu viens me voir, toi petit bouton rose, si frais, pétillant, pour m'admirer et mêler tes senteurs aux miennes, pour que nos fragrances émerveillent les alentours et que nous cheminons en harmonie avec le reste du monde. Je me sens prêt à tout casser, à dévoiler ma nature et lâcher mon pistil à la face du monde.

Mais ! Que se passe t-il soudain à l'horizon? Nous voyons tout à coup nos voisins rosiers quitter leur emplacement paniqués, écoeurés, peinés par ce qu'ils viennent de subir. On me dit : il arrivent....

Et je les vois. Ils avancent, nuisibles envahisseurs, réduisent notre espace, recouvrent notre beauté naturelle. Il y a en a partout, des ronces pour tous c'est ainsi qu'ils aiment à se définir.
 
Armés de feuilles immenses, arborées de messages barbares à coup de abat les roses ! Indécent ! Protégeons nos petites plantes !! Et sur le côté une ronce un peu à part scandant un "je n'ai rien contre les roses, mais c'est contre naturannnnh" .... Nous restons cois face à une agression contre notre existence.

Face à ce puissant envahisseur je n'ai qu'une épine à opposer. Mais elle pique les coeurs ainsi que les mauvaises herbes comme toi ! Oh toi la ronce, tu es terne, sans saveur, monochrome, et tellement dépassée. Tu peux nous envahir mais jamais tu ne pourras empêcher de déployer de nos couleurs vives, notre arc en ciel chromatique, et la brillance de pigments.
Je me met tout à coup à revendiquer : Aucune ronce ne pourra nous empêcher de colorer ce jardin ! 

Alors chère Ludovine de la Rochere, puisque c'est à toi que s'adresse cette satire florale, sache que même la plus vivace des ronces ne peut cacher la beauté d'une rose qui s'épanouit à la lueur de l'espoir, dévoilant sa superbe, à qui saurait la contempler.

Je suis une rose, et de mon ouverture sur le monde jusqu'à la fin, quand fané, mes pétales tomberont un à un sur ce parterre, je voulais que tu sache, ma chère Ludovine, que je te désherberai.

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