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Les chroniques de l'exclusion

POÉSIE - SLAM - ROMAN Les chroniques de l'exclusion : c'est le titre du livre dont je finalise l'écriture actuellement. C'est un roman qui traitera d'homophobie parentale, de rejet mais aussi de l'histoire d'amour fusionnelle entre deux adolescents que la vie a rapproché malgré leurs craintes respectives.

La génération des huit

Bonjour à tous, il y a peu je suis tombé sur un article qui parlait d.un sujet grave. Le viol. Cet article m'a rappelé la dure réalité d'un chiffre effarant, effrayant. Neuf personnes se font violer en France toutes les heures. Vous me direz pour quoi la génération des huit ? À vous de le comprendre dans ce texte. Vous me direz pourquoi une telle répétition de mots entre le troisième et le quatrième paragraphe ? Je vous réponds pourquoi une telle répétition de chiffres depuis des années et des années....

 

La vie est injuste, elle vous frappe au coeur,
Sournoisement, violemment, par stupeur.
Je ne trouve pas de candidat au bonheur,
Cupidon a oublié de toucher mon âme soeur,
J'ai donc décidé de me lancer, sans peur,
Ignorante idéaliste recherchant ta chaleur,
Je fonce avec folie, avec envie dans ton leurre.
À tout à l'heure !

Je me suis dit que j’aurais ma chance,
Que j’allais tomber sur un prince d’élégance,
Qui me ferait la cour, révèlerait ma jouissance.
C’est que je ne risquais pas d’être en transe,
Avec ces putains de cinquante nuances !
Le pire, tu n’en connais qu’une je pense…
Et elle est rance, souffrance, violence…
Chut, silence.

Moi refuse cela, ça me jette un froid,
Je reste de glace, contient mon émoi,
Mais je ne peux résister, je suis la proie !
Attrapée, nouée, ligotée sur la croix,
Sanglots, supplications, supplice en moi,
Douleur brute, vive, profond désarroi, 
Râles, cri. Orgasme, dégout. Effroi....
Libère moi !

Et alors que j’ai encore les yeux rougis par l’émoi,
Je me targue d’une identité qui jette un froid :
Je suis de la génération des huit, car huit comme moi,
Il y a eu lors de cette heure où j’ai subi l’effroi,
Et la prochaine est dans huit minutes je crois…
Je l’aperçois déjà, elle montre du doigt la voie,
Celle de mon salut, elle m’éloigne de chez toi.
Sauvée… ou pas.

Je tente en vain de reconstruire ma dignité 
Je suis perdue dans quatre vingt mille dossiers,
L’immensité d’un océan pollué d’atrocités.
Mais ça tu t’en fous maintenant que tu as bandé,
Après tout, t’étais pas obligé, mais t’as forcé,
T’as bien abusé ! Moi j’avais rien demandée.
Mais lors de cette soirée, sans un même un regret,
Tu m’as violée….

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