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Les chroniques de l'exclusion

POÉSIE - SLAM - ROMAN Les chroniques de l'exclusion : c'est le titre du livre dont je finalise l'écriture actuellement. C'est un roman qui traitera d'homophobie parentale, de rejet mais aussi de l'histoire d'amour fusionnelle entre deux adolescents que la vie a rapproché malgré leurs craintes respectives.

Lettre à mon Ariane

On me dit souvent que la vie ne tient qu’à un fil, le mien n’est qu’une toile vide de sens où je chemine aveuglément, avec pour seul but de rester sur ce chemin tracé pour moi. Je me crois protégé par cette vie d’automate, où ce fil perché dans le vide ne comporte aucun obstacle, aucune difficulté à affronter. Mais la vie n’est point si simple. Elle n’est qu’un labyrinthe de nœuds qu’il faut défaire, de murs qu’il faut franchir, de choix contraires qu’il faut arbitrer, au risque de se perdre. Dans cet antre de complications, il n’y a que toi, Ariane, pour me guider.

 

Tu me dis simplement que la voie n’est pas tracée, la mienne ne peut se tisser autrement que par mes pensées, qu’il faut que je j’explore les autres pistes qui s’offrent à moi. Je ne me sens plus rassuré par cette perspective aventureuse… Et si les autres chemins ne menaient à rien, au néant ou pire encore ? Mais c’est ça la vie me dit Ariane ! Cesse de regarder aveuglement devant pour te protéger de tes souvenirs, ils ne sont que le liant entre le passé et le futur, une boussole qui te montre la direction. Mais à quoi bon freiner Ariane, je préfère encore avancer !

 

Ariane me mène alors, et alors que je navigue sur mon fil, j’aperçois au loin les Moires. Ce n’est qu’un souvenir, qu’il me faut me remémorer pour en apprendre le sens de ce mal qui me ronge. Je voyage dans une machine folle qui me ramène à un fil qui n’est pas le mien, il y a un an déjà, une terrible année de déni. Ce fil est coupé. Ariane me réponds qu’il s’agit de la fin, mais qu’il me faut l’accepter pour sortir du dédale dans lequel je suis enfermé, et enfin trouver la sortie de cette crise. Mais Ariane je t’en prie, ne me guide pas vers des telles images !

 

On me dit que souvent la vie ne tiens qu’à un fil, le tien s’est interrompu il y a un an déjà, et il ne se passe pas une seconde sans que je ne ferme les yeux pour ne plus penser à toi. Je ne suis plus protégé mais à découvert, à la merci de toutes sortes de projectiles, d’obstacles, de difficultés que je refuse de surmonter. En effet ma vie n’est maintenant plus paisible, elle n’est plus qu’un orage où mes larmes se déchaîne, où mon esprit vacille, où mes membres flagellent dès que la mémoire de ta vie refait surface. Car mon Ariane n’est qu’un simple petit garçon dont je refuse le deuil…

 

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