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Les chroniques de l'exclusion

POÉSIE - SLAM - ROMAN Les chroniques de l'exclusion : c'est le titre du livre dont je finalise l'écriture actuellement. C'est un roman qui traitera d'homophobie parentale, de rejet mais aussi de l'histoire d'amour fusionnelle entre deux adolescents que la vie a rapproché malgré leurs craintes respectives.

RévélaTerre #11 - Résilience

RévélaTerre #11 - Résilience

Bonsoir à tous, ce soir je vous poste cette chronique un peu plus tard que prévu, plus tard car déboussolé par le vide d'inspiration que m'a proposé cette journée. Je n'ai fait que dormir, rester sur le canapé.... Une forme de résistance à la tentation dirais-je pour positiver, une forme de résilience à l'agitation et l'angoisse de cette situation inédite.

Onzième jour, et pour moi déjà le quinzième ! Deux semaines à tourner en rond, immobilisé, à réfléchir sur tout, pour éviter de ne rien faire... Aujourd'hui le temps est toujours aussi calme, comme si lui aussi avait été contaminé par la monotonie du quotidien. Aujourd'hui j'ai trop dormi, je suis pas bien, je me sens faible même, comme ramolli par une routine devenu pesante. Alors quoi faire pour cette nouvelle chronique ? Ne rien écrire et céder à la facilité ? Écrire tout ce qui me passe par la tête ? Ou au contraire essayer de réfléchir encore un peu ? Finalement, j'ai trouvé les mots, un mot : résilience.
Résilience, ce mot évoqué par le président, pour sa nouvelle opération militaire, sanitaire plutôt, enfin on ne sait pas, on ne sait plus, lui non plus visiblement... On est en guerre oui, mais le coronavirus se combat-il l'arme à la main ou plutôt le masque au visage ? Car là j'avoue ne plus trop suivre... Le coronavirus serait-il devenu terroriste ? Oui en quelque sorte par définition, si on en considère la terreur qu'il provoque dans la population. Mais nos armes sont pour autant pas plus efficace que dans le premier nommé...
Alors que faire pour entrer en résilience ? Ne faudrait-il pas simplement être plus respectueux du confinement, donner plus de masques, réaliser plus de tests, et garder notre calme ? Car si vraiment on doit faire la comparaison avec l'opération Sentinelle, peut-être que la meilleure façon de lutter est de ne pas céder, céder à la panique, aux fausses informations, et à l'entre soi qui génère un populisme qu'on voit venir sous un angle bien plus surprenant. Les soutiens de Raoult, Collard, et les groupuscules d'extrême droite qui se sont récemment exprimé pour le défendre dansent, et cette danse s'annonce morbide...

Alors que faire, ou plutôt doit-on faire ? Résilience, c'est pour cette raison que je ne bouge pas, car le temps n'est pas à la polémique, mais simplement à la lutte contre ce virus. Je ne fais rien, je ne peux rien faire, car dans ce combat, il faudrait manifester notre colère. Mais comment quand on ne peut sortir ? Alors on patiente, pour être là quand il faudra sortir se battre, se battre contre la gestion lamentable de la crise par un gouvernement sclérosé par les luttes d'égo, l'affaire Raoult le montre, quand on gratte un peu. Se battre contre des décrets profondément dégueulasses, et dangereux, comme celui visant à tester l'application du flicage par géolocalisation des smartphones ! Se battre quand il s'agira de repenser notre modèle économique et notre mode de vie. Se battre quand il s'agira de défendre la planète, tant les idées climatosceptiques viennent d'être mises à l'honneur et glorifiées !

Se battre oui, mais pour l'instant la lutte contre cette impatience, cette colère qui monte, passe par une résistance à tout ce qui peut l'alimenter. Ces foyers que sont les chaînes d'information en continu, qui après s'être fait passé pour meilleure que l'information, continue en se pensant meilleure que la science, le climat, que la pensée en somme ! Ces foyers que sont les réseaux sociaux, par leur capacité à faire passer le message du premier venu comme étant forcément vrai, si ce dernier est partagé plus de fois que celui qui aurait réfléchi avant...
Cette forme d'inactivité, c'est ma résilience, celle qui me permet de ne pas sombrer, de ne pas me laisser tenter, par le vin de la colère, certes délicieux, mais dont le propos n'est pas actuel.

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